DÉBAT – Douze grands clubs de football ont annoncé lundi le lancement d’une compétition de Ligue des champions. Un message qui a fait du bruit au milieu du ballon rond. Philippe Leuba, conseiller d’Etat vaudois et ancien juge international et Brian Wakker, journaliste à la RTS, obtiennent le statut.

«Avoir le petit qui peut battre le grand est unique au sport. Le moteur du sport, c’est la passion qu’il évoque, pas le gain financier », explique Philippe Leuva. Pour Brian Wakker, c’est une question de suprématie: «Ces clubs sont les plus forts aujourd’hui, ils sont les plus importants financièrement et on a le sentiment qu’ils s’en moquent. « 

Philippe Leuba partage ses propos: «Nous avons affaire à des chefs d’entreprise. Lorsque Manchester United ne se qualifie pas, tout le modèle commercial de Manchester United tourne mal. Brian Wakker voit que ces majors du football sont «convaincus que les grands matchs sont une foule nombreuse, mais que les grands matchs n’ont plus vraiment d’importance». Les gens se lassent de ces combats ». Il prend l’exemple de la dernière finale de Ligue des champions, en 2019, qui a été moins vue en France qu’un téléfilm.

Cette Super League est un jeu de poker des clubs. Cependant, « je crains que cela ne nuise à la compréhension du football », conclut Philippe Leuba.